- Accueil
- Actualites
- Escalade du conflit civiles principalement touchees
Escalade du conflit : civil·es principalement touché·es
Publié le 09/03/2026
Plan International reste profondément préoccupée par l'escalade du conflit militaire en Iran et au Moyen-Orient, ainsi que le danger qu’il représente pour les enfants. Des écoles dans les provinces d’Hormozgan et de Téhéran en Iran auraient été touchées lors des frappes aériennes incessantes. L'utilisation d'explosifs dans des zones résidentielles met inévitablement et de manière inacceptable en danger des vies innocentes.
Les enfants ne doivent jamais être cibles ou victimes de guerre. Jamais.
Alors que les hostilités se sont étendues à l'ensemble de la région, nos équipes et nos partenaires humanitaires au Liban, en Syrie et à Gaza ont été témoins directs de l'impact du conflit.
Le Liban, qui subit des frappes aériennes meurtrières depuis le 2 mars, est actuellement l'un des pays les plus touchés. Il était déjà en proie à une crise économique et l'escalade des hostilités entraîne une augmentation du nombre de personnes réfugiées et des besoins humanitaires.
Plus de 80 000 personnes ont été déplacées et ont déjà trouvé refuge dans l'un des 399 centres d'accueil collectifs répartis dans tout le pays, dont 277 écoles, selon la Force opérationnelle nationale de coordination du Liban.
Ordres d'évacuation au Liban
Environ 20 % du territoire libanais fait actuellement l'objet d'ordres d'évacuation. Ceux-ci touchent environ 900 000 personnes, un nombre qui devrait augmenter dans les prochains jours.
« Cette situation d'urgence est traumatisante pour les personnes sur place, en particulier pour les enfants, les filles et les jeunes femmes qui sont particulièrement vulnérables dans les centres d'accueil et pendant leur fuite. Nous constatons également des interruptions dans l'enseignement en raison de la fermeture des écoles », explique Alam Janbein, directrice des programmes pour le Liban et la Syrie chez Plan International.
Plan International a déjà distribué plus de 600 kits contenant des produits non alimentaires, tels que du savon et des produits d'hygiène féminine, dans quatre centres d'accueil collectifs de la capitale Beyrouth. Une distribution supplémentaire est en cours dans dix autres centres d'accueil collectifs, avec 2 000 kits alimentaires, 2 000 kits d'hygiène et de protection menstruelle et 1 500 kits d'urgence comprenant des matelas, des couvertures et des oreillers pour venir en aide à plus de 25 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays.
Un grand nombre de Libanais·es ont fui vers la Syrie voisine, où, même avant ce conflit, il était estimé qu’environ 70 % de la population avait besoin d'aide humanitaire. Des mesures sont prises pour répondre aux besoins d'au moins 1 500 ménages, notamment par la distribution de nourriture vitale aux plus vulnérables, en particulier les enfants et les femmes.
La situation à Gaza s'aggrave
À Gaza, les conditions déjà insoutenables continuent de se détériorer. Des années de conflit ont fait qu'une génération entière d'enfants est en fuite, affamée et traumatisée. Plan International travaille avec des partenaires humanitaires locaux pour faire tourner les cuisines communautaires et fournir des espaces sécurisés supplémentaires. Ces mesures sont essentielles et visent à offrir des services de protection de l'enfance et de soutien émotionnel, ainsi que des activités éducatives et récréatives. Au milieu de l'incertitude causée par les attaques contre l'Iran, il est essentiel de garantir l'accès humanitaire à Gaza.
Bien que l'escalade de la crise ne devrait pas entraîner de mouvements massifs de personnes réfugiées vers l'Afrique du Nord et l'Afrique de l'Est, on s'attend à ce que les populations vulnérables du Soudan, du Soudan du Sud, de l'Éthiopie et de la Somalie subissent des pressions indirectes considérables, principalement en raison des chocs sur les prix de l'énergie, des denrées alimentaires et des transports.
La hausse des coûts du carburant et du fret va augmenter les coûts opérationnels de l'aide humanitaire, ce qui accélérera l'insécurité alimentaire, les mécanismes d'adaptation négatifs et la pression sur les déplacements de population, entraînant des répercussions tant économiques qu'humanitaires.
« Le conflit actuel au Moyen-Orient est extrêmement complexe et implique de multiples parties, intérêts et griefs. Mais une chose est très claire : les personnes civiles et les enfants continuent de payer un lourd tribut », a déclaré Hajir Maalim, directeur régional de Plan International. « Il est clairement nécessaire d'intensifier la réponse humanitaire et de veiller à ce que nous puissions répondre aux besoins fondamentaux, protéger la dignité et l'avenir des populations vulnérables. Nous appelons toutes les parties au conflit à faire preuve d'une retenue maximale et à respecter le droit international humanitaire. »