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Quand les filles osent entreprendre


Publié le 10/03/2026

Na een korte opleiding, startte Yorlenny een eetkraam in haar dorp in Guatemala. Ze bereidt er tortilla’s, gefrituurde kip en aardappelgerechten.

Quand les filles osent entreprendre

Partout dans le monde, de nombreuses filles se heurtent à des portes fermées dans leur recherche d’emploi. Et si ce n’était pas par manque de talent ou d’envie, mais simplement d’opportunités ?

En 2025, 27,2 % des jeunes femmes dans le monde ne sont ni aux études, ni en emploi, ni en formation, contre 12,9 % des jeunes hommes. Donc plus de deux fois plus.

Alors, comment changer la donne ? En donnant aux filles les moyens de se former, développer leurs compétences et se lancer dans des carrières porteuses, notamment via l’entrepreneuriat.

Découvre les témoignages inspirants de filles aux quatre coins du monde qui ont osé entreprendre et reprendre leur avenir en main.

Pourquoi les filles ont-elles toujours moins accès à l’emploi en 2026 ?

1. Des rôles imposés dès l’enfance

Dans beaucoup de sociétés, le rôle de « future épouse et maman » est attribué aux filles très tôt. Partout dans le monde, les filles et les femmes assument la majorité des tâches ménagères. Les chiffres sont explicites :

  • D’après une étude publiée en 2016 par l’Institut belge pour l’égalité des femmes et des hommes, ces derniers consacrent entre 56 minutes et 1h20 de moins que leurs compagnes au ménage, à la préparation des repas et aux autres activités du quotidien.
  • Dans le monde, les femmes, en particulier celles issues de milieux défavorisés, migrantes ou racisées, accomplissent plus des trois quarts des tâches domestiques et des soins non rémunérés.

Résultat ? Moins de temps pour étudier, se former, chercher un emploi ou développer un projet d’entreprise...

Et pour celles qui sont mariées très jeunes ou qui deviennent mères avant la fin de leurs études, travailler devient tout simplement impossible.

2. Un accès inégal à l’éducation et la formation

Pour décrocher un emploi stable et bien payé, il faut souvent une formation. Or, trop de filles n’y ont pas accès et peinent déjà à recevoir une éducation de qualité.

Les raisons sont multiples. Peu d'écoles disposent d’infrastructures adaptées aux besoins spécifiques des filles (pas de toilettes qui leur permettent une intimité suffisante), et l’on constate des cas de discriminations et de violences sexistes… Par conséquent, une partie des filles quittent l’école très tôt. D’autres ne mettent jamais les pieds dans une classe.

Sans diplôme ni formation, les options sont limitées. Beaucoup de jeunes femmes se retrouvent alors dans des emplois informels, précaires, mal rémunérés, parfois même dangereux.

Mais cette situation n’est pas une fatalité pour de nombreuses filles, qui prennent les devants et se battent pour démarrer elles-mêmes leur activité.

Yorlenny, 17 ans, Guatemala : « Battez-vous pour réaliser vos rêves ! »

Yorlenny sert du poulet et des tortillas dans un plat derrière son stand

Pour certaines, le simple fait d’aller étudier est un combat du quotidien. C’est le cas de Yorlenny, 17 ans, au Guatemala. Chaque jour, elle marche pendant une heure pour se rendre au lycée. 

Un jour, elle décide de participer au programme d'éducation flexible Generation with Opportunities de Plan International. Elle y acquiert des connaissances académiques et des compétences entrepreneuriales... Le tout en étudiant à distance depuis chez elle !

Elle se fixe de nouveaux objectifs et crée sa propre entreprise : « Tortipapas », un stand de restauration où elle prépare et vend des tortillas, des pommes de terre et du poulet frit, à des prix abordables.

Aujourd'hui, les revenus de Yorlenny lui permettent de poursuivre ses études tout en passant plus de temps à la maison. Ses client∙es les plus assidu∙es sont les élèves des villages voisins qui traversent sa communauté pour se rendre à l'école.

Ranju, 21 ans, Népal : « Mon épicerie marche très bien ! »

Ranju, assise dans son épicerie, vend de la nourriture à un enfant.

D’autres filles se heurtent à la double barrière du manque de moyens financiers et des discriminations sexistes. C’est le cas de Ranju. Sa famille cultive la terre, mais cles ressources sont limitées et les fins de mois sont difficiles. Elle voudrait venir en aide à ses proches, mais dans son village, les filles ne sont pas encouragées à poursuivre des études : leur place est à la maison. 

Déterminée, Ranju décide de suivre une formation via le projet YEED (Youth Employment and Entrepreneurship Development), un programme qui soutient les jeunes marginalisé·es dans des régions où le chômage est élevé et les opportunités rares.

Elle apprend d’abord à gagner en autonomie dans sa vie quotidienne et se forme à l’entrepreneuriat : repérer des opportunités, gérer son entreprise, développer ses compétences digitales et marketing et élaborer un business plan... et surtout elle reprend confiance en elle.

C’est là qu’une idée émerge : pourquoi ne pas répondre au besoin des habitant·es qui doivent parcourir plusieurs kilomètres pour acheter de la nourriture ? Concrètement, pourquoi ne pas ouvrir une épicerie près de chez elle ?

Ranju reçoit un soutien financier et réunit elle-même des fonds supplémentaires pour construire son magasin et acheter ses premiers stocks.

Aujourd’hui, son épicerie fonctionne très bien. Les client·es apprécient son accueil chaleureux,sa gentillesse et son rôle dans la vie communautaire.

« Les mêmes personnes qui parlaient de moi en mal disent maintenant que leurs filles devraient être comme moi. » La preuve que quand les filles ont accès aux mêmes opportunités, toute la communauté s’épanouit.

Christine, 23 ans, Togo : « Ma vie a pris un nouveau tournant »

D’autres défis comme les mariages d’enfants et les grossesses précoces viennent parfois porter un coup à l’avenir d’une fille. À seulement 17 ans, Christine devient maman. Du jour au lendemain, elle doit combiner maternité et études. Elle s’accroche, mais confrontée à des difficultés financières et familiales, elle doit retourner dans son village, avec le sentiment d’abandonner ses rêves.  

Christine verkoopt onder meer lokaal, zelfgemaakt bier.

Mais son histoire ne s’arrête pas là. Elle rejoint un groupe d’épargne villageois, via le programme Autonomisation des Jeunes en Afrique de l’Ouest (YEWA II), mis en place par Plan International. Elle y suit des formations en entrepreneuriat, en santé sexuelle et reproductive, et en droits humains. Elle développe aussi ses compétences en leadership.  

Grâce à un prêt accordé par le projet, elle lance sa propre exploitation agricole de soja. Elle y emploie aujourd’hui dix jeunes de son village et diversifie ses revenus en vendant des produits céréaliers, du fromage de soja et de la bière locale.

« L'argent que je gagne me permet de subvenir à mes besoins et d'aider mes jeunes frères et sœurs dans leurs études », confie-t-elle. « J'ai même pu acheter un vélo à mon frère pour lui faciliter le trajet jusqu'à l'université. »

Élue trésorière de son groupe d’épargne, Christine gère désormais les fonds avec rigueur et responsabilité. Une position de confiance qui montre le chemin parcouru. « Je veux continuer à avancer et inspirer d'autres jeunes filles à croire en leurs capacités. »

Que fait Plan International ?

Comme tu peux le constater à travers ces trois témoignages, les obstacles rencontrés ne sont pas les mêmes pour toutes les filles : le manque d’accès à l’éducation, les difficultés financières, la faim, le sexisme, le mariage d’enfants, les grossesses précoces... la liste est longue !

Aux côtés des filles et de leurs communautés, Plan International agit pour contrebalancer ces inégalités avec des partenaires locaux.

Notre objectif : permettre aux filles et aux jeunes femmes, partout dans le monde, d’apprendre, de se former, de découvrir leurs talents et de s’épanouir. Pour que chaque fille soit libre.

Comment ça se passe, concrètement ?

  • Les filles participent à des formations et ateliers pour développer leur leadership, apprendre à gérer des finances et entreprendre (exemple : notre projet en Bolivie).
  • Elles peuvent mettre en pratique leurs compétences et réfléchir à leur rêve : l’épicerie de Ranju, le stand de nourriture de Yorlenny, les cultures de Christine...
  • Elles peuvent ensuite présenter leur idée d’entreprise originale et solliciter un soutien financier pour la lancer.

Du talent et des idées, les filles en ont. Ce qu’il leur faut, ce sont des opportunités.

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pour que des milliers de filles prennent leur avenir en main.