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Comment rester safe sur les réseaux ?
04/08/2026
Une insulte en ligne, une photo partagée sans ton consentement, un message qui te met mal à l’aise ?... Tu n’es pas seul∙e.
Selon le rapport Free to be online de Plan International, 58 % des filles de 15 à 25 ans ont déjà subi un abus en ligne. Et certaines sont encore plus exposées : les filles racisées, migrantes, LGBTQIA+, en situation de handicap, ou celles qui prennent la parole pour défendre leurs droits.
La violence en ligne peut prendre plusieurs formes :
- Cyberharcèlement : messages insultants, moqueries, menaces...
- Violences sexuelles en ligne : photos, vidéos ou messages sexuels non sollicités, contenus intimes partagés sans ton accord, ou même « deepfakes » créés à partir de tes photos avec l’IA.
- Atteinte à la vie privée : doxing (informations ou discussions privées publiées sur le web), piratage de ton compte, suivi par GPS, faux profils...
« J’ai reçu la photo d’un homme nu dans ma messagerie... C’est vraiment flippant. » - Anonyme, 23 ans, Malawi.
Alors comment faire pour te protéger en ligne et scroller sans stress ? Découvre-le dans ce blog !
Les violences en ligne : pourquoi les filles sont les plus touchées ?
Plusieurs facteurs rendent le web plus dangereux :
- L’anonymat : les agresseurs se sentent intouchables et osent dire ou faire des choses qu’ils n’oseraient jamais faire dans la vie réelle, avec un sentiment d’impunité.
- La « manosphère » : ce terme regroupe des communautés en ligne qui diffusent des contenus sexistes ou anti‑LGBTQIA+ pour faire taire celles et ceux qui défendent leurs droits.
- L’intelligence artificielle : son essor a facilité de nouvelles formes de violences comme la diffusion de fausses vidéos (deepfakes) à partir de photos volées, pour sexualiser les filles ou désinformer.
Et comme souvent, les filles sont plus ciblées. En fait, les violences en ligne s’appuient sur des inégalités de genre déjà présentes dans la société. Les stéréotypes sexistes, qui jugent les filles sur leur apparence, leur corps ou leur comportement, se renforcent sur le web. Leur image est sexualisée et elles sont parfois traitées comme des « trophées » (body count, etc.).
« Un garçon a commencé à me harceler après que j’ai refusé de sortir avec lui. Et je pense que c’est pareil qu’avec le harcèlement de rue : la situation empire après le refus. C’est une manière d’exercer son pouvoir sur une personne. » - Anonyme, 23 ans, États-Unis
De plus, leurs opinions sont plus facilement discréditées, comme l’explique une jeune fille de 21 ans au Myanmar : « Certaines de mes amies, lorsqu’elles donnent leur avis sur des sujets politiques, des gens leur disent : 'Tu n’es qu’une fille, ne te mêle pas de ça’. »
Quelles sont les conséquences ?
La violence en ligne a des effets réels sur la vie des filles :
- Santé mentale : anxiété, perte de confiance en elles, dépression... 1 fille sur 4 se sent physiquement en danger après un abus en ligne.
- Autocensure et isolement : beaucoup de filles préfèrent se taire pour éviter les risques. 1 fille sur 4 n’ose pas partager ses opinions en ligne.
- Scolarité : 42% des filles se sentent stressées mentalement ou émotionnellement et 18% rencontrent de vraies difficultés à l’école.
« Je ne me sens pas en sécurité et j’ai l’impression que je n’ai pas le droit de pouvoir m’exprimer librement. » - Anonyme, 19 ans, Indonésie
« J’ai reçu un message d’une personne inconnue qui me menaçait de publier des photos de moi que personne d’autre n’avait, d’endroits où j’avais été... La peur m’envahit chaque fois que je m’apprête à publier quelque chose » - Anonyme, 17 ans, Équateur.
Comment te protéger ?
La violence en ligne n’est jamais ta faute. Tu peux réduire les risques en adoptant les bons réflexes :
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Protège tes infos
Ne partage jamais ton adresse, ton numéro de téléphone, tes mots de passe ou ta localisation. Évite les photos qui montrent où tu habites ou où tu vas souvent. Utilise des pseudos et ne discute jamais avec ou sans webcam avec des inconnu∙es.
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Sécurise tes comptes
Rends tes profils privés et n’accepte que les personnes que tu connais. Utilise des mots de passe complexes (par exemple une phrase). Active la double authentification pour éviter le piratage. N’ouvre jamais un lien ou un fichier envoyé sans précision et/ou par quelqu’un que tu ne connais pas.
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Garde le contrôle de ta vie privée
Désactive les posts de tes ami∙es sur ton mur, la reconnaissance faciale et la géolocalisation. Vérifie ce qui apparaît sur toi sur Google et demande la suppression si nécessaire.
Comment réagir en cas de harcèlement ?
- Ne réponds pas aux messages abusifs : ça peut aggraver la situation. Garde des preuves (captures d’écran, messages ou vocaux). Signale les contenus problématiques sur la plateforme et bloque la personne.
- Ne reste pas seul·e. Parle à un parent, un·e ami·e ou un adulte de confiance.
- Si tu te sens menacé·e, déclare les faits auprès de la police fédérale via le site e-cops ou en te rendant dans un commissariat.
- Besoin d’aide ? Appelle gratuitement le numéro 1712 ou utilise leur chat en ligne.
Que fait Plan International Belgique ?
La sécurité des filles, en ligne et hors ligne, c’est notre priorité.
Nous menons des projets pour rendre le web plus sûr et pour renforcer le pouvoir d’action des filles. En parallèle, nous travaillons avec les gouvernements, les plateformes en ligne et les décideur·euses pour améliorer les mécanismes de signalement et responsabiliser les auteur∙es.
SAFEHAVEN (Belgique)
Un exemple concret ? Notre initiative SAFEHAVEN : une série de mini-jeux interactifs sur la populaire plateforme en ligne Roblox, où près de la moitié des utilisateur·rices ont moins de 13 ans.
Son but, apprendre aux jeunes à :
- repérer les comportements problématiques,
- fixer leurs limites,
- demander de l’aide,
- devenir des allié·es actif·ves en ligne et hors ligne.
SAFEHAVEN a été présenté pour la première fois dans l’univers virtuel du festival Pukkelpop en 2023 et continue d’être utilisé aujourd’hui sur Roblox.
Protéger les filles en ligne (Vietnam)
Au Vietnam, Plan International mène un projet pour protéger les filles du cyberharcèlement et de la violence sexiste en ligne.
Via des activités et des pétitions, nous apprenons aux adolescent·es de 10 à 18 ans à utiliser Internet et les réseaux sociaux en toute sécurité, à reconnaître les abus et à se protéger.
Le projet travaille aussi avec les familles, les écoles et les communautés pour mettre en place des mécanismes de protection et garantir la sécurité des filles en ligne.
Envie d’agir avec nous pour la sécurité des filles ?
Rejoins « Her Walk » : lance ta page d’action, réunis des fonds pour nos projets et marche avec nous à Gand le 9 octobre 2026.