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Ces filles et leurs allié·es réagissent contre les violences sexistes


Publié le 16/09/2026

Maysa geeft jongeren uitleg over basisrechten tijdens een workshop.

Partout dans le monde, beaucoup de filles ne se sentent pas en sécurité. Elles font face au harcèlement dans la rue, en ligne, à l’école, au sport… et parfois des violences physiques ou sexuelles.

Mais les filles ne se laissent pas abattre. Au contraire : elles réagissent. Elles apprennent à reconnaître les violences, intervenir et signaler ce qui n’est pas acceptable. Elles partagent leurs expériences, mobilisent leur communauté et interpellent les autorités pour faire bouger les choses. Certaines deviennent même leaders et montrent la voie à suivre. Et elles ne sont pas seules : des allié·es les soutiennent et prennent aussi la parole.

Ensemble, nous pouvons changer les choses, et ces filles nous montrent comment. Découvre ici leurs histoires inspirantes.

Nezel Kate : protéger les filles, partout et tout le temps

Aux Philippines, Nezel Kate, 16 ans, a décidé d’agir. Grâce au projet « Protection contre la violence » de Plan International, elle a suivi des formations pour se protéger et protéger les autres.

« Les enfants font face à beaucoup de problèmes aujourd’hui, » explique-t-elle, « comme le harcèlement sexuel. »

Avec son groupe, elle a lancé une campagne de sensibilisation dans le village et expliqué aux autorités locales les violences que les jeunes subissent. « Certains parents ne soutiennent pas assez leurs enfants. Les jeunes se retrouvent alors livré·es à leur propre sort. »

Nezel Kate pose devant une plage aux Philippines.

Grâce au projet, elle a trouvé un espace sûr pour s’exprimer. Elle a gagné en confiance, peut maintenant s’exprimer sans peur et se dépasse chaque jour.

Son rêve ? « Un avenir où les enfants, surtout les filles et les jeunes femmes, sont protégé·es de toutes les violences, et où chacun·e peut participer, sans distinction de genre ni d’âge. »

Katerin : dire stop au harcèlement

Au Salvador, Katerin, 15 ans, a aussi décidé de dire stop.

Dans sa communauté, le harcèlement de rue, la violence sexiste et la discrimination sont fréquents. « Nous faisons face à la discrimination, nous sommes sousestimées, et nos opinions ne sont pas prises au sérieux », déplore-t-elle.

Parler de harcèlement est difficile : le sujet reste tabou. Les adolescentes n’ont pas les informations dont elles ont besoin pour se protéger ou réagir.

Katerin se rend à l’école à pied et fait souvent face à du harcèlement.

Alors Katerin a rejoint une école d’été : un espace sûr pour apprendre, créer des liens et s’épanouir. Pendant les ateliers interactifs, les jeunes échangent sur les droits, l’égalité de genre, les relations saines, la prévention de la violence et le leadership.

Et l’impact est immédiat : « J’ai appris comment prévenir le harcèlement et quoi faire si quelqu’un agit de manière inacceptable », dit-elle. « Maintenant, j’ai moins peur de prendre la parole devant mes camarades de classe. Je peux exprimer mes opinions et garder la tête haute. »

Maysa : connaître ses droits pour mieux se défendre

En Égypte, Maysa, 23 ans, considère le harcèlement comme un défi urgent. « Quand nous marchons dans la rue, nous ne sommes jamais totalement libres », dit-elle. « Même avec des vêtements “appropriés”, nous nous faisons quand même harceler. Et quand ça arrive, nous ne pouvons pas nous exprimer pour expliquer ce qui s’est passé. »

« Un jour, un garçon a essayé de me toucher, alors je l’ai frappé. Mais les gens autour de moi m’ont reproché ma réaction. Personne n’était de mon côté. » Comme elle le témoigne, les filles sont réduites au silence et cela les empêche de se défendre.

Maysa travaille comme animatrice lors d’ateliers pour les jeunes.

Depuis deux ans, Maysa travaille comme animatrice pour Plan International. Elle accompagne des filles, des adolescentes et des mères. Elle leur apprend leurs droits, les encourage à prendre la parole et à dire non.

« J’ai appris le travail d’équipe, le partage, la coopération… Et surtout que les filles doivent connaître leurs droits pour savoir qu’elles ont leur place dans la société. »

Sohen : une alliée dans la lutte contre les violences

Soyons clair·es : lutter contre les violences sexistes, ce n’est pas seulement une affaire de fille.

C’est toute la communauté qui doit agir.

Au Cambodge, Sohen, 45 ans, a longtemps vu sa communauté enfermée dans des traditions néfastes : « Les parents disaient devoir utiliser la violence pour éduquer leurs enfants. »

Quand elle proposait des méthodes plus bienveillantes, personne ne l’écoutait.

Sohen beschermt jongeren tegen geweld door haar gemeenschap te mobiliseren.

Grâce au projet « Nouvelle Génération », Sohen a suivi des formations et a commencé à agir. Comme membre du Comité communal pour les femmes et les enfants, elle a mobilisé son village : clubs d’enfants, groupes de parents, comités de protection… toute la communauté s’est engagée.

Et les résultats sont visibles. Aujourd’hui, les parents ne recourent plus à la violence. Les enfants et les jeunes prennent la parole et deviennent des défenseur·euses de leurs droits.

Caleb : un allié pour le respect des droits fondamentaux

« En grandissant, je ne connaissais pas grand-chose aux droits ou à la sécurité. », raconte Caleb, 16 ans, au Ghana. « On n’en parlait pas, surtout entre garçons. Puis un jour, j’ai commencé à en parler. J’ai appris à respecter ceux des autres et faire respecter les miens. »

Caleb a rejoint notre programme Future for Youth, où il a approfondi les notions de sécurité, respect et égalité. Il a compris que les garçons ont aussi un rôle essentiel à jouer en tant qu’alliés : respecter les limites, écouter, et prendre la parole quand quelque chose ne va pas.

caleb

Aujourd’hui, Caleb accompagne d’autres jeunes pour qu’ils et elles comprennent leurs droits et osent s’exprimer sans peur. « Grâce aux sensibilisations, aux clubs et à l’éducation entre pairs, j’ai compris que parler ou signaler un cas, ce n’est pas “mal”. C’est juste créer de la conscience et aider les bonnes institutions à agir. »

Pour Caleb, être un allié, c’est montrer que les garçons peuvent réellement faire partie du changement.

Et toi, envie de passer à l’action ?

Voici quelques idées simples et accessibles pour lutter contre les violences sexistes autour de toi :

  • Informe-toi sur les violences sexistes : reconnais-en les signes et apprend comment les signaler.
  • Rejoins Her Walk et mobilise ton entourage : crée ta page d’action et récolte des fonds pour soutenir des projets qui améliorent la sécurité des filles à travers le monde !
  • Apprend les règles du consentementpour mieux respecter les limites de ton∙ta partenaire.
  • Apprendre la règle des 5D pour réagir face à un comportement inacceptable : Distraire, Déléguer, Documenter, Diriger, Dialoguer.

Chaque geste compte pour faire reculer les violences sexistes !